Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Inod ratedRjoker

Herbaceous

29 Juillet 2017 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #Indie, #IndieGame, #Crowdfunding, #Cardgame, #Critiques

Financé via Kickstarter, Herbaceous (Dr. Finn's Games et Pencil First Games) est désormais disponible pour tout à chacun. Et comme vous allez pouvoir le constater, Eduardo Baraf, Steve Finn et Keith Matejka comptent semer leur petite graine dans le jardin des jeux de société.

Herbaceous

Si lors du choix d'un jeu de cartes votre intérêt principal est la présence de superbes illustrations de créatures ou de décors, qu'elles naviguent dans un univers mignon, heroic fantasy ou autres, sachez d'entrée qu'Herbaceous n'officie pas dans ce domaine. Ici on a plutôt droit à de la simplicité avec ses plantes. Mais nous reviendrons sur ce point par la suite.

Avec pour chaque participant(e) 4 pots dès le départ, Herbaceous vous demandera d'user de ceux-ci de manière stratégique, même si une bonne dose de chance figurera également dans cette course au jardinage. De base, on possède ainsi toutes et tous le quatuor de récipients permettant d'accueillir les différentes herbes, chacun possédant sa propre caractéristique. Ne pouvant donc pas tous recevoir n'importe quelle herbe.

Herbaceous

Viendra ensuite le facteur chance, à savoir le tirage de cartes dans la pile. Vous devrez alors décider si vous ajoutez celle obtenue à votre jardin personnel (votre main) ou au jardin commun (au centre du jeu). Les termes s'avèrent bien choisis et plutôt amusants. On transforme ainsi une pile en espaces communs et notre collection en jardin secret. De fines touches rigolotes, sachant rester dans l'univers botanique.

Si vous décidez de laisser la carte tirée dans le jardin commun, la prochaine ira directement dans votre main et vice-versa. Ce qui du coup apporte de la stratégie sur laquelle on ne peut être sûr de son coup. On peut ainsi très bien conserver la première qui nous arrange, mais voir finalement la suivante s'avérer encore plus importante pour nous et être dans l'incapacité de la garder. De quoi se retrouver tiraillé.

Gagnera qui aura su atteindre la meilleur collection en y mêlant sa valeur en points, les herbes correspondant entre elles, ainsi que leurs divers types.

Herbaceous

Revenons à nos cartes, celles-ci s'avérant ornées de plantes et de pots à l'aspect réaliste, aucune fanfreluche visuelle n'ayant sa place chez Herbaceous. De cette manière on conserve toute la fraicheur insufflée par celui-ci. Les choses sont épurées, histoire de ne pas être alourdi par des détails ou des effets n'ayant aucun rapport avec l'univers. Les illustrations de Beth Sobel et Benjamin Shulman s'avèrent d'ailleurs très réalistes et il suffit de ne même pas être si éloigné que cela, pour avoir l'impression d'être en face de photos. On se ressent ainsi apaisé, comme entouré de réelles plantes tout autour de nous dans la pièce, voire même projeté à l'extérieur tant cette verdure et cette nature nous emportent vers un tout autre paysage.

La boite de taille moyenne et avec compartiments aura de quoi tenir tout ce joli petit monde en évitant l'effet de serre. Un rangement solide et dont le format est nécessaire vu son contenu, au cas où vous auriez préféré un petit boitier.

Herbaceous

Conçu pour les amatrices et amateurs de belles plantes, Herbaceous donne un coup de frais de par son univers, surtout visuellement tant il n'en fait pas des tonnes, tout en sachant être joli. Le mélange stratégie et hasard fonctionne comme toujours à partir du moment où il est bien conçu. Plus encore de par cette indécision dans le choix de garder ou non la carte, avec les conséquences impactant le prochain tirage.

Inod (Twitter/Facebook/Instagram/YouTube)

Lire la suite

Taco Cat Goat Cheese Pizza

28 Juillet 2017 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #Cardgame, #Indie, #Boardgame, #Crowdfunding, #IndieGame, #Critiques, #Financement

Depuis 2012 Dave Campbell, au travers de sa société Dolphin Hat Games, a su convaincre les financiers tout au long de deux campagnes participatives fructueuses. Il compte bien continuer sur cette voie avec Taco Cat Goat Cheese Pizza se lançant dès le 1er août sur Kickstarter.

Taco Cat Goat Cheese Pizza

Taco Cat Goat Cheese Pizza s'avère présenté comme un jeu de cartes pour enfants dès 6 ans, mais l'on se rend vite compte que le public est très large. Les tutrices, tuteurs et autres parents, risquant de se le procurer pour eux en le faisant passer comme un cadeau pour leurs chères petites têtes loin de n'être que blondes.

Le trio de participant(e)s, voire davantage, distribuant toutes les cartes afin de posséder un deck équivalent par tête, conservé côté verso. Puis tour à tour les joueuses/eurs jouent une carte à placer au centre, sans savoir de quoi il s'agit, celle-ci n'étant retournée qu'au dernier moment. Simultanément, la personne doit prononcer l'un des mots du titre. Pas n'importe lequel évidemment, puisque l'on démarre avec Taco et l'on enchaine jusqu'à Pizza, puis c'est reparti pour un tour et ainsi de suite.

Il peut donc très bien ne rien se passer, jusqu'à ce qu'une carte correspondant au terme énoncé ne sorte. C'est à ce moment que tout le monde devra poser l'une de ses mains sur le tas de cartes situé au centre. La dernière arrivée se voyant "récompensée" par ce même tas. Bien sûr il s'agira de ne pas se rater, car si vous sortez votre main à tort, vous repartirez avec l'ensemble de cartes, idem si vous bougez et la rengainez ou encore si vous avez jeté un œil au symbole que vous vous apprêtiez à poser.

Taco Cat Goat Cheese Pizza

Taco Cat Goat Cheese Pizza devient donc rapidement addictif et crée une certaine tension, mais Dolphin Hat Games y inclut un soupçon de folie via les cartes spéciales. On ne va pas tout vous dévoiler, mais sachez qu'elles vous demanderont d'exécuter au plus vite les bons gestes. Par exemple si le singe apparait, il faudra frapper des poings sur son torse, à l'instar d'une tribu simiesque.

Une partie arrive à son terme quand une personne n'ayant plus aucune carte, arrive à être la plus rapide pour poser sa main sur le paquet central, lors d'un tour où la carte d'un(e) adversaire correspond au mot.

Taco Cat Goat Cheese Pizza

Dolphin Hat Games annonce d'ores et déjà que la version critiquée n'est qu'un prototype et que celle que vous pourrez acquérir sera de meilleure qualité. Néanmoins on ne peut juger ce qui n'existe pas encore et ainsi vous rendre du rêve. On se concentrera donc sur ce que l'on possède réellement. On a beau n'être qu'en face d'une édition non définitive, le boitier de Taco Cat Goat Cheese Pizza reste de très bonne facture car d'un cartonné légèrement souple, toutefois suffisamment costaud pour bien protéger. On remarque en revanche que le paquet est trop rempli. Gageons qu'au final il sera redimensionné afin de ne pas donner l'impression qu'il a pris du bide à force d'ingurgiter des tacos et autres pizzas.

Son attrait visuel s'avère lui certain avec un vert pomme éclatant. Le recto est lui plutôt intrigant avec ses 6 rayures et le titre du jeu placé deux fois, une à l'endroit et l'autre à l'envers, ou l'inverse. Ce sont surtout les tranches qui apportent de la gaieté avec la nourriture et les animaux évoqués dans le nom, mais aussi trois créatures supplémentaires. Un style très mignon pour chacun des huit, sans non plus s'avérer gnian-gnian. Cela plaira aux plus jeunes, comme à celles et ceux l'étant beaucoup moins.

On les découvre plus grands sur les cartes, de quoi regarder un peu mieux et d'y noter un look dessin animé que l'on verrait bien chez Cartoon Network, dans une série à l'aspect tout mimi et à l'esprit punk, formant un cocktail détonnant. Les personnages, dont les mets gagnant ici des yeux et une bouche, sont entourés d'un fond pastel (vert, rose, violet... ) donnant énormément de douceur à l'univers et renforçant son côté enfantin. D'ailleurs leur taille également, celles-ci étant assez larges, faisant ainsi penser aux différentes cartes pour enfants, même un peu plus jeunes que ceux pouvant se lancer dans TCGCP.

Taco Cat Goat Cheese Pizza

Taco Cat Goat Cheese Pizza c'est un peu comme cette publicité pour des chocolats que les générations des années 80/90 connaissent bien. Dolphin Hat Games l'indique comme étant pour les enfants, mais s'avère en réalité fait pour tout le monde et ce sont même souvent les grands qui se régalent de sa simplicité et des rigolades qui s'en suivent.

Inod (Twitter/Facebook/Instagram/YouTube)

Lire la suite

Visions

26 Juillet 2017 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #Critiques, #Indie, #IndieGame, #Indépendant, #Cardgame, #Boardgame, #Cartes, #Jeu de plateau-cartes, #Financement, #Crowdfunding

Nouveau projet de Thomas Neu/Neobite Games (ayant déjà connu le succès via Space Pionners) fraichement lancé sur Kickstarter, Visions s'inscrit dans un tout autre univers. Après les voyages dans l'espace, c'est une ambiance oppressante et mystique qui s'apprête à hanter nos ludothèques.

Visions

Une malédiction poursuit la famille Yates depuis des décennies et cela commence à l'exaspérer. Seul la ou le meilleur(e) visionnaire pourra lui permettre de s'en sortir. Il s'agira donc de se connecter à ce qui touche ses membres : leurs ancêtres, les pièces de la maison, mais aussi tout un tas de joyaux leur appartenant. Les visions obtenues et l'influence mentale s'avérant les clés vers la libération de ce mal et la victoire.

Il s'agira donc de savoir user de ses cartes à bon escient afin de collecter un maximum des ressources évoquées. De la stratégie ainsi établie sur divers plans : les cartes et les cubes, ces derniers représentants notamment les pierres de visions.

 

Si l'on peut y évoluer jusqu'à 5, Visions permet également de jouer en solo avec des adversaires virtuels. Une option peu courante, lui offrant un avantage certain.

Visions

Précisons que par le biais de sa campagne de financement participatif, Neobite Games propose de soutenir Visions en offrant ne serait-ce qu'un Euro, mais qu'ensuite plusieurs possibilités s'offrent à vous. Tout d'abord avec le jeu de base à 19€, puis par la version Deluxe à 33€ et c'est justement sur celle-ci que nous allons nous pencher dans le détail.

Nous débutons justement avec son gros atout, à savoir le tapis. Reprenant l'esthétique de l'univers du jeu, on y découvre la fameuse bicoque flippante à souhait, l'horloge bien inquiétante à la Clock Tower, ainsi que des fluides mystiques entre tout cela. Le rendu est excellent, mais l'on n'en attend pas moins de chaque tapis. Idem concernant le toucher et la capacité à y faire glisser et tenir ses cartes. L'avantage de celui-ci au niveau visuel s'avère être son originalité. Si l'on a l'habitude de retrouver de la qualité chez à peu près tout le monde dans les images proposées, le renouvellement est lui moins de mise. Surtout que beaucoup se déroulent dans une atmosphère spatiale, créant une certaine répétitivité chez les artistes. Un univers propre se dégageant de Visions, cela lui permet de délivrer quelque chose ne tombant pas dans la routine des jeux de société. Reste à apprécier ce style angoissant, forcément si vous avez peur des esprits et des bâtisses à l'ancienne, ce sera compliqué pour vous. On ajoutera même les portraits d'un ancien temps, ornant le recto de la boite. Ceux-ci en remettant une couche.

Visions

Le reste du contenu s'avère lui moins dans ce ton, car davantage porté sur les besoins ludiques. Peu de représentations inspirant la crainte via les cartes, même si les quelques portraits et celles comportant une horloge esquintée sur fond ténébreux, sauront vous démontrer que vous êtes toujours en terrain hostile. Les pierres de vision et les repères des joueuses/eurs sont eux simples, des petits cubes colorés, faits spécialement pour tenir sur les cases des cartes prévues à cet effet. Le pratique a primé, tant mieux tant que nous y sommes gagnants. Mais surtout le point où l'on y gagne, c'est le manuel. Dix pages, toutes stylisées pour davantage d'angoisse, blindées d'informations, avec quelques images pour aider et le tout dans un papier de qualité sans en faire trop non plus, permettant ainsi de réduire le coût. Ce que l'on adore en tant que consommatrices/eurs. Les plateaux possèdent également une légère touche inspirant la peur, au travers d'un parquet désuet, sans chercher à en faire des tonnes. On ressent bien l'envie d'être totalement dans le mental et la suggestion, plutôt que dans l'horreur affichée de manière abrupte.

Cette édition Deluxe inclut 5 cartes supplémentaires faites pour l'expansion Prédiction jouable grâce à elles, nul besoin d'autre chose. On notera d'ailleurs que toutes les cartes s'avèrent d'excellente facture, agréables à toucher, glissant bien et avec une impression des visuels au top. Les plateaux de jeu sont eux de qualité, mais attention car leur cartonné assez souple peut vite les rendre tordus si vous n'y prêtez pas attention. Les cubes en bois semblent en revanche taillés pour tenir la route au moins aussi longtemps que la malédiction des Yates. Ceux-ci viennent avec leur jolie petite sacoche pour les transporter si l'on acquiert cette version.

Si vous privilégiez la basique, nous vous conseillons d'immédiatement préparer une pochette pour les placer dans la boite. Concernant cette dernière, on est surpris dans le bon sens puisqu'elle a beau ne contenir aucun rangement, tout peut y être stocké facilement, hormis le tapis de jeu restant à côté. Cette particularité est suffisamment rare pour être signalée, tant l'on a l'habitude de lutter pour tout remettre dans une boite quand celle-ci n'a rien de prévu pour classer les éléments. On se retrouve souvent avec des couvercles gonflés, impossibles à enfoncer. Avec celle de Visions tout rentre impeccablement, sans pour autant qu'elle ne s'avère trop grande et laisse tout vagabonder à partir du moment où on la bouge. Un détail pouvant sembler insignifiant quand l'on n'a pas l'habitude, mais que l'on sait rare et important quand on joue et ramasse diverses productions.

Visions

De la stratégie à plusieurs étages, un soupçon de hasard rafraichissant chaque partie et une atmosphère à faire peur, avec des visuels prenant aux tripes, voici ce avec quoi Visions et Neobite Games désire hanter vos parties. On notera en plus les prix peu élevés de ses deux éditions, eu égard au contenu dense et de qualité de chacune.

Inod (Twitter/Facebook/Instagram/YouTube)

Lire la suite
1 2 > >>