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Inod ratedRjoker

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Staircase Paradox / Hand Shaking Heart Stopping Moment

13 Février 2015 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #Chroniques musique, #Critiques, #Musique, #Staircase Paradox

Staircase Paradox ep Hand Shaking Heart Stopping Moment
13/02/2015 autoproduction

Lorsque l'on est comme moi, c'est à dire pas un fan qui adore tout d'un artiste sans même avoir écouté son nouveau disque, on redoute chacune de ses sorties. On sait qu'il est capable de réaliser de grandes choses, alors quelque part on espère qu'il continuera, mais sans se faire d'illusions car une nouvelle œuvre se doit tout simplement d'être nouvelle. Limite être un nouvel artiste, mais sans pouvoir ignorer qu'il est le top pour toi en ce qui concerne ses précédents CD. Oui ce préambule était nécessaire car Staircase Paradox fait partie du summum de la musique, du moins pour moi, mais aussi pour toi mais tu ne le sais pas encore. Espérons que " Hand Shaking Heart Stopping Moment" confirme ce que je pense de lui et amène le déclic pour les autres.

One, two and one, two, three, four ! On attendait impatiemment que ce nouvel EP de SPDX démarre et c'est (enfin) le cas avec "One Too" ! Cette entrée est plus délicate que celle du précédent disque, dont les teintes électros tranchent avec cet univers mi-cold, mi-apaisant. Les tout premiers instants pouvant nous sembler froids, mais on se rend vite compte qu'il n'en est rien, on reconnait cette sensation mais elle s'avère loin d'être joyeuse.

"Anything" ou du moins son intro et son outro me rappellent quelque chose auquel je vais probablement être le seul à penser : les sonorités débutant et concluant le morceau me ramenant à "La nuit c'est pur"... Formidable chanson de The Billy Montoya Experience, qui devrait être le tube mis en avant pour une compilation Dance Club Machine Ibiza. Tout ce qui se trouve entre ces deux repères n'a rien à voir avec le hit de TBME susnommé. Son refrain très accrocheur devrait potentiellement remplacer dans les cœurs "Sunday Is". Mais pas dans le mien car j'ai tatoué ce dernier sur mes oreilles et n'ai pas envie de passer au laser.

Si la délicatesse de Staircase Paradox n'est plus à démontrer, "Sometimes" nous prouve cependant que la formation en a encore à revendre dans le genre. Ceci tout en y incluant des passages voguant vers l'ambiant, avec des voiles vocaux provenant de leur chanteur. Une nouvelle fois le groupe nous prouve qu'il ose, car l'on a que trop l'habitude que ce type de nappes vocales soit interprété par des femmes, alors que franchement nous sommes mieux entre bonhommes ! On notera que cette phase arrive suite à une remarquable cassure provoquée par la batterie quasiment à mi-parcours (2.13 minutes). D'ailleurs je ne cache pas que je m'attendais à une déferlante proche de celle de "Paddington" suite à celle-ci. Et même si de prime abord cela m'a ennuyé de ne pas retrouver ce déchainement, SPDX n'en tire que davantage de réussite car il m'a bien trompé... A seulement quelques encablures de la Saint Valentin, c'est moche.

Malheureusement pour "Sometimes", SPDX possède la fâcheuse tendance de composer des chansons de très haut niveau et ultra accrocheuses. Alors que bien souvent on dit d'un titre au refrain catchy que c'est mauvais, mainstream... Mais le groupe en question dépasse cela, il n'est pas le seul, mais réussir à reproduire cet effet avec des pistes véritablement variées est encore plus remarquable que d'y réussir "juste" une fois. C'est exactement ce qui se passe avec "Lillies", que l'on connait bien si l'on (pour)suit le quintet tout au long de ses concerts. Je l'ai tout simplement dans la tête depuis plusieurs heures, mais j'adore la conclure en lâchant des "Ah ah aaha ah ah ah ah ah ah aaha (ad. lib)", les esthètes comprendront. Son long final instrumental, du moins juste avant la légère conclusion, est lui gorgé en émotions. Je peux vous garantir que sur scène vous risquez d'être pris aux tripes.

L'avantage lorsque l'on daigne se déplacer aux concerts que l'on organise, c'est que l'on peut découvrir des titres avant qu'ils ne sortent en version studio. C'est notamment le cas de "Concession Speech", que j'avais immédiatement et affectueusement renommé Congestion Speech. Suite à une telle débauche de chansons accrocheuses, ben ouais deux ça reste toujours deux de plus que dans la plupart des objets constituant notre discothèque, il fallait peut-être une plage plus apaisante. C'est donc bel et bien ce à quoi nous avons à faire, cette cinquième piste nous faisant planer au gré de ses envies.

Notre ciel était bien vide avant que nous ne puissions découvrir la musique de Staircase Paradox. Celle-ci ne s'arrête plus de l'emplir de rayonnements et d'averses pour notre plus grand bonheur et "Empty Second Sky" perdure sur cette voie. Particulièrement car elle s'appuie sur une des forces du groupe : ses chœurs ! Ils font tout bonnement partie des meilleurs que l'on puisse dénicher. Il faut avouer qu'il a le choix à la vue du conséquent contingent de membres du sexe fort (la femme) et de l'autre là. Ce à quoi il faut ajouter une phrase que vous aller fredonner encore et encore : "I'll run away, run away when it's over".

On accentue sur ce pouvoir qu'est la qualité des chœurs de SPDX avec"The Wrist". D'une douceur reflétant l'univers de cette ultime piste, ceux-ci sont tellement captivants que l'on arrête toute activité afin de les admirer et de se laisser porter par leur force d'attraction. J'en veux pour preuve que j'ai stoppé cet écrit au moment où ils se sont enclenchés. Mais nous savons plus que jamais que la formation ne peut éternellement rester posée et la montée progressive durant le break instrumental le prouve. Et en ce qui concerne ce cri final, oui je l'attendais. Non pas que j'attendais impatiemment que cela se termine, non c'était ce hurlement qui peut s'avérer synonyme de souffrance, de soulagement ou de toute autre chose selon son ressenti que je désirais. Mais peu importe la manière dont on le prend, on en arrive à la même conclusion "Wouah !".

Oui, je craignais "Hand Shaking Heart Stopping Moment" comme vous l'aurez certainement deviné suite à mon introduction et heureusement, c'est une merveille. A la fois pure, on y ressent ce côté brut du diamant à polir, mais finalement pourquoi y toucher ? Cela fait sa beauté, son charme naturel. Cependant il est énormément travaillé, rien n'est laissé au hasard, mais sans justement le polir classiquement afin qu'il ressemble à tout ce que l'on a déjà entendu. Le toucher/l'écouter nous fera ressentir qu'il a vécu et que chacune de ses émotions y est retranscrite. On les absorbe et nous les vivons à travers notre chemin personnel.

Je suis trop ému pour ajouter ce que je me dois pourtant de faire, c'est à dire vous aiguiller si vous souhaitez vous procurer cet EP et même voir Staircase Paradox en concert. Tout bonnement le groupe jouera ce soir (informations ici) pour la sortie de son disque (qui peut déjà être acheté ). Entrée gratuite et pour 5€ vous obtiendrez une carte vous permettant de le télécharger, car il n'est pour l'instant disponible qu'en dématérialisé. Mais le CD arrive et vous pourrez l'échanger contre cette carte, comme ta Panini de Reynald Pedros dans la cour de récré.

One Too
Anything
Sometimes
Lillies
Concession Speech
Empty Second Sky
The Wrist

https://www.facebook.com/pages/Staircase-Paradox/5618459437
http://www.staircaseparadox.com
https://twitter.com/sparadox
http://staircaseparadox.bandcamp.com

Staircase Paradox / Hand Shaking Heart Stopping Moment
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When Reasons Collapse / Dark Passengers

26 Janvier 2015 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #Chroniques musique, #Musique, #Critiques

When Reasons Collapse album Dark Passengers
12/01/15 autoproduction

Après, avouons-le, deux EP de très haut niveau, on ne pouvait qu'attendre impatiemment que When Reasons Collapse passe le cap de l'album. Mais fatalement on le redoute tout autant. A partir du moment où l'on a tant apprécié les premières sorties d'un groupe, dur de tenir la cadence.

Si l'on pourrait se dire de prime abord que le démarrage par une intro d'une quarantaine de secondes pourrait, comme bien souvent, nous proposer un cheminement ambiant, délicat, voire montant en volume au fur et à mesure, il n'en est rien ! "All Roads Lead to Chaos" nous fait clairement comprendre vers quelle direction nous nous dirigeons, en déployant immédiatement une quasi pleine puissance. Quasi seulement, car la voix si percutante de Cristina n'y fait bien sûr pas son apparition. Mais on l'attend, du moins si l'on a eu l'occasion de se faire balafrer par sa qualité en écoutant les deux premiers EP de la formation. On ne peut alors qu'être ravi que "No Time for Regrets" démarre par son chant. D'ailleurs on y sent un petit jeu, celui-ci venant de loin et se lançant avant que les instruments ne viennent aussi nous aplatir. On remarquera fortement une sorte de "questions/réponses" entre deux types de vocaux sur cette piste, l'un dégainant plus intensivement que l'autre, comme pour lui répondre de manière à bien se faire entendre. La mi-parcours de ce même morceau proposera également un passage lugubre, apportant une dose d'ambiant.

Sur "Breaking The Silence", ainsi que le début de la chanson "When Reasons Collapse", on relève une identité mélodique importante. Si la personnalité metal/deathcore de WRC est bel et bien toujours aussi présente, celle-ci semble dégager davantage de place au mélodique qu'auparavant. Enfin je me trompe peut-être, il faudrait que j'enchaine les EP avec l'album afin de mieux m'en rendre compte. Mais nous ne sommes pas là pour ça, nous sommes ici pour parler de ce dernier, point barre. Sans omettre que sur ses précédents disques, le groupe bénéficiait de moins de place pour établir un univers plus riche, le tout devenant forcément plus concentré. Avec ce nouvel espace, on sent bien que son expression peut se faire plus large. En revanche, les vocaux font eux toujours dans le saturé. WRC ne s'est pas encore dit qu'il allait mêler ceux-ci à du chant clair, pour accentuer son côté metalcore en exploitant cette facette. Peu importe, ils restent toujours aussi excellents.

"Come to Me" propose lui des phases ambiantes très sombres, parfois prédominantes, parfois mêlées à une féroce agressivité, véritable empreinte de la formation. Tandis que l'on découvre une introduction très forte lors de "Bitterness and Grief", d'une violence telle qu'elle aurait justement pu s'intituler "Doomsday". Son côté déstructuré nous rapproche même d'un mathcore bienvenu.
Il en va de même pour celle dévoilant "Anesidora", mais dans un style différent. Le mélodique prend le pas sur le reste et propose une approche cinématographique, grâce à laquelle on s'imagine déjà le paysage et la scène.

Précision non négligeable, il s'agit d'un album à petit prix. Onze titres consistants, un livret accompagnant le CD qui l'est tout autant car comportant les paroles, le tout pour 8€. Soit un beau geste d'emblée de la part de When Reasons Collapse envers le public, qui risque lui de faire pas mal de gestes durant ses concerts qui arrivent, headbangs en tête.

All Roads Lead to Chaos
No Time for Regrets
Breaking The Silence
When Reasons Collapse
Past in Peace
Come to Me
Our Way to Oblivion
Doomsday
Bitterness and Grief
Anesidora
Dark Passenger

https://www.facebook.com/WhenReasonsCollapse

When Reasons Collapse / Dark Passengers
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Manu / Tenki Ame - The Japanese EP

25 Janvier 2015 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #Chroniques musique, #Critiques, #Musique, #Japon, #Asie

Manu ep Tenki Ame-The Japanese EP
24/11/14 Tekini Records

Pour sa nouvelle sortie, Manu a décidé de rendre honneur à un pays dont divers aspects culturels la font rêver depuis bien longtemps. Ce pays n'est autre que le Japon, mais Manu n'en parlant pas la langue, elle fut soutenue par Asaoka Suzuka en tant que parolière. Cette dernière que l'on connait en grande partie pour ses qualités de journaliste et d'animatrice sur Nolife.

Il peut s'avérer assez particulier pour une partie de l'auditoire d'entendre cet E.P. démarrer par "Tenki Ame". Connu comme générique de fin de l'émission 101% sur Nolife, cela peut donc surprendre mais s'avère plutôt un sympathique contrepied, puisqu'il aurait été si facile de le placer en fin de parcours. Sa délicatesse accentuée par le violoncelliste-pianiste Damien Jarry et le harpiste Christophe Saunière, ainsi que son identité épurée nous font entrer dans une mélancolie certaine nous ramenant à un jour pluvieux dans nos cœurs.
En revanche, nous ne connaissions bien sûr pas "Mô Jikikai" qui fait partie des nouvelles chansons de ce CD axé vers le Japon et toutes ses cultures, dont Manu est particulièrement friande.
Si vous avez vu Manu en concert, vous n'ignorez probablement pas que la chanson "Tenki Ame" était déjà interprétée depuis un petit moment sur scène. Dans ce cas, vous savez sans doute que "Suteki Ni" faisait elle partie de l'une de ses représentations en novembre 2009, qui avait donné quelques mois plus tard un CD/DVD live : "Rendez-Vous à l'Elysée Montmartre". Nous la retrouvons ici et au passage elle prouve, si besoin en était, que cet attachement au Japon n'est pas la lubie d'un jour et encore moins une approche commerciale.
Première version alternative de l'un des titres de ce disque avec "Tenki Ame - Santiago Walsh Remix", qui n'est autre qu'un remix par Santiago Walsh. Une superbe réinterprétation, composée d'arrangements d'une puissance indéniable, la chanson restant gravée dans nos esprits durant un bon moment. Elle s'écarte grandement de la version originelle et prouve ainsi qu'un morceau peut s'avérer tout aussi bon, en prenant une voie pourtant si différente.

"Amaku Ochiru" dévoile lui une facette moins délicate, en se tournant davantage vers l'ambiant via divers bruitages nous faisant voyager d'une galaxie à une autre en un clin d’œil.
Nouvel invité sur ce disque en la personne de 2080, artiste appréciant lui aussi particulièrement le Japon et notamment les compositions, ainsi que l'aspect visuel, des productions vidéo-ludiques des années 80 jusqu'à mi-90. Son "Amaku Ochiru- Pilotwings Remix" nous transporte littéralement dans une autre galaxie. L'univers électro de ce remix est enivrant, tandis que son identité très marquée sait pourtant laisser sa place à la chanson servant de base. A aucun moment il ne cherche à l'écraser, quelque chose de pourtant trop souvent entendu dans les remixes. Je préfère justement le choix de 2080, car j'apprécie que l'on conserve les racines du titre.
"Amaku Ochiru - Alif Tree Remix", dont l'instigateur est évidemment Alif Tree, nous transporte toujours plus loin et, à entendre son intro, ne semble pas prêt à nous laisser décrocher de son univers trip hop envoûtant.
En fin de compte l'album se conclura bel et bien par "Tenki Ame", mais réalisée en live où Manu est accompagnée à la harpe par Christophe Saunière. On ne peut que difficilement commenter cette chanson, écoutez la tout simplement. Le message ne se transmet que par les émotions ressenties.

La musique n'est pas venue sur cet E.P. seule, puisqu'elle laisse une importante part aux illustrations contenues dans son livret. Celles-ci ont été réalisées par Nicolas Hitori De, vous savez, le même qui a réalisé nos portraits sur Gamingway. Précision personnelle à celles et ceux me connaissant "dans la vraie vie" et découvrant cette reproduction de ma personne : effectivement dessus j'ai les cheveux courts et une fine barbe, c'est pour mieux tromper l'ennemi !
Notons que l'on retrouvera dans quelques jours Manu au sein du nouvel album de l'excellent Pat Kebra, via un duo, ainsi que les chœurs sur trois morceaux.
Evidemment, de nombreux concerts vont défiler et je suppose que le côté intimiste de certaines chansons de ce disque devrait se retrouver davantage gorgé d'émotions durant un face à face entre Manu et le public. Sans omettre d'autres titres plus rock, pas forcément issus de celui-ci et où Matt Murdock pourra également s'en donner à cœur joie.

Un très bon disque qui en peu de titres suffit pourtant à nous ravir. Pour les esthètes, sachez que vous pouvez vous le procurer en CD, en téléchargement, mais également en vinyle. Cette chronique porte sur la version disque compact, mais j'espère avoir l'occasion de vous parler du vinyle dans un futur proche, étant un habitué du format.

Tenki Ame (feat. Damien Jarry & Christophe Saunière)
Mô Jikikai
Suteki Ni (Live à l'Elysée-Montmartre)
Tenki Ame (Santiago Walsh Remix) [feat. Santiago Walsh]
Amaku Ochiru
Amaku Ochiru (2080 «Pilotwings Remix») [feat. 2080]
Amaku Ochiru (Alif Tree Remix) [feat. Alif Tree]
Tenki Ame (Live Harpe Voix) [feat. Christophe Saunière]

https://www.facebook.com/manufriends

Manu / Tenki Ame - The Japanese EP
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