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Inod ratedRjoker

Articles avec #jeu de cartes tag

Cult Following: The one True Game

5 Septembre 2017 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #Boardgame, #Cardgame, #IndieGame, #Critiques, #Jeu de société, #Jeu de cartes

Passé par une campagne de financement participatif, Cult Following: The one True Game de Bravely Told Games (Tom Bauslaugh et Trevor Bradley) est désormais disponible pour tout le monde, peu importe son culte comme vous allez le comprendre.

Cult Following: The one True Game

Son titre Cult Following: The one True Game évoque tout bonnement les cultes religieux, suivis bêtement par des gens n'ayant apparemment aucune personnalité, alors que jeu propose justement d'en avoir énormément. On aura ainsi l'occasion au cours d'une partie de créer ses propres cultes, tous plus hallucinants et stupides les uns que les autres, afin de rameuter le maximum d'adhérent(e)s vers nous.

Il s'avèrera compliqué de déployer un culte aussi ridicule que ceux que l'on connait dans la vraie vie, néanmoins c'est ce que l'on tentera d'atteindre, puisque l'on demande à chaque tour aux maitre(sse)s de cultes d'inventer des règles correspondant à ceux-ci, tout en suivant les thèmes des cartes tirées. Il s'agira évidemment d'oser et de faire preuve d'une imagination débordante. Partir dans des élucubrations toutes plus abracadabrantesques, avec toutefois un soupçon de réalisme, ayant de quoi posséder davantage de chances d'accrocher les deux recrues nécessaires à chaque manche afin de la remporter.

Cult Following: The one True Game

Pas de duel avec Cult Following: The one True Game comme vous vous en doutez étant donné ce que l'on vous a déjà confié à son propos. On pourra donc s'y lancer au moins à trois, chaque tour en voyant deux devenir des gourous, tandis que l'autre est la recrue potentielle que s'arracheront les 2 "cultists". Si vous êtes davantage, aucun problème, au contraire même puisque le jeu prend une dimension encore plus intéressante si le potentiel numérique est grandement présent. Cela élargissant les idées concernant les cultes, ainsi que le panel de chair fraiche sur lequel se jetteront les inventeuses/eurs de ceux-ci. Dans ce genre de cas, on pourra les passer de 2 à 3 pour chaque manche, en tournant à chaque fois que l'une se termine. Cependant, si certain(e)s n'ont pas envie d'expérimenter ce rôle, elles/ils pourront sans aucun problème rester des recrues potentielles jusqu'au terme de la partie.

D'ailleurs ce dernier peut très bien ne pas exister, on pourra attendre d'arriver jusqu'à l'heure fatidique où l'on ne sera plus assez, voire atteindre l'épuisement des cartes si l'on décide de ne pas les remettre dans le tas et de compter le nombre de recrues de chacun(e)... Tout est adaptable dans ce domaine, y compris dans la manière d'appréhender le système de jeu. On nous propose même directement plusieurs variantes, comme la coopération ou changer la quantité de cartes jouées durant un tour. Et l'on peut évidemment là aussi soumettre nos propres règles avant une partie.

On se réfèrera tout de même au principe initial afin d'éviter les soucis au début. Ainsi chaque fondatrice/eur de cultes prendra cinq cartes "sign" à chaque tour, toutes possédant deux idées fondatrices qu'il s'agira de développer. Trois doivent être conservées en ce but, avec une idée de chacune qu'il faudra mettre en scène. Une fois un discours entendu, les auditrices/eurs tireront toutes et tous une carte question. Chaque interrogation, lue telle quelle ou théâtralisée, amenant une réponse de la ou du gourou. Le culte ayant davantage convaincu une personne de par sa crédibilité, sa drôlerie, les deux ou via n'importe quel autre biais, bénéficiera de sa carte question en guise de recrue.

Cult Following: The one True Game

Les cartes s'avèrent très épurées, avec essentiellement du texte. On retrouve pour décorer les symboles de Cult Following: The one True Game, à savoir les moutons et le gourou, se situant dans les coins selon le type de chacune. Elles sont principalement blanches, renforçant ainsi cette sensation graphique épurée, avec les écrits et dessins en violet, ces deux couleurs restant les codes visuels établis sur l'intégralité du jeu. La boite annonçait donc la couleur, justement celle-ci est au final l'objet impactant le plus notre esprit par son recto dont l'on adore l’œuvre de Debra Reid ! Cette ou ce chef de culte guidant ses disciples vers le vide, la scène des moutons de Panurge possède ainsi un rendu très stylisé et accrocheur, avec une grande finesse dans le trait.

La boite est de taille très respectable, on sent l'envie de ne pas abimer les cartes par un paquet les compressant bien qu'il reviendrait moins cher. Elle s'avère solide, la protection est donc assurée et le transport pratique aussi. Celle-ci étant semblable aux extensions ou versions allégées des jeux de trivia, à peu près tout le monde arrivant ainsi à imaginer ses particularités.

Le plastique des cartes s'avère lui résistant comme l'on adore, ceci non sans souplesse, et l'on apprécie la présence du livret concernant les règles, sachant les rendre compréhensibles rapidement de par sa manière de faire.

 

Cult Following: The one True Game

Extrêmement drôle, du moins selon les personnes y jouant car il s'agira d'être imaginatives/ifs mais il nous y pousse bien, Cult Following: The one True Game va théâtraliser nos moments ludiques et les rendre hilarants certes, mais ceci sans aucune limite, sinon celle de l'esprit de certain(e)s. Le nouveau culte des jeux de société ?

Inod (Twitter/Facebook/Instagram/YouTube)

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Dice Forge

14 Juillet 2017 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #DiceGame, #Cardgame, #Boardgame, #Jeu de société, #Jeu de cartes, #Critiques, #Jeu de dés

Les éditions Libellud viennent tout juste de sortir Dice Forge, création de Régis Bonnessée avec Biboun aux illustrations et distribué par Asmodee, dont le titre ne laissera aucunement planer le doute sur le thème global, à savoir des dés à façonner. Reste à voir de quelle manière.

Dice Forge

Avant de se retrouver lancé dans la fabrication de ses cubes, on découvre un univers fantastique au dépaysement incessant. Au-delà même du monde dans lequel on se plonge et de ce qu'il représente visuellement, c'est carrément tous les termes entourant l'expérience qui nous font nous ressentir d'emblée dans un milieu inconnu. On est directement dedans, sans passer par une case extérieure nous laissant finalement en partie en-dehors du monde déployé. Cela peut d'ailleurs s'avérer déroutant au début, particulièrement lorsque l'on évoque les " tournois ". Il y aura toujours des distraits qui croiront que quelqu'un énonce les rencontres à venir IRL, ce à quoi ils rétorqueront qu'ils n'ont même pas encore joué une fois, alors se lancer dans des tournois organisés par Libellud...

Dice Forge

Le deck building est déjà bien connu, mais le dice building un peu, voire beaucoup moins, il faut avouer que former un tel projet demande un besoin tout autre. Si le deck building se fait finalement au fur et à mesure avec de simples cartes, le dice building demande lui normalement un soin spécial pour ses dés. Reste bien entendu le besoin d'inventivité sur ce que cela apportera, mais ça il en va de même peu importe le genre et donc le support.

 

On a ainsi droit ici à des dés permettant de changer les faces. On pourra par ce biais adjoindre à son précieux (et même ses précieux) de nouveaux côtés offrant la possibilité de glaner davantage de ressources. Bien sûr on ne pourra pas les récupérer à la volée, il s'agira pour ce faire de justement récolter ces fameuses ressources (or, fragments lunaires et fragments solaires) en lançant les dés. On les dépensera ainsi pour acquérir des faces plus intéressantes en vue de récompenses et ainsi de suite.

Si l'expérience s'avèrera une course aux points, les dés seront loin d'être votre seul outil, puisque de nombreuses cartes octroieront des interactions.

Dice Forge

Évidemment Dice Forge donne instantanément envie de se jeter sur les dés à peine la boite déballée. L'excellent travail effectué dessus, avec cette simplicité amusante, attractive et ludique d'en changer les faces nous emballe dès les premiers instants.

Cependant, on se rend vite compte qu'il n'y a pas que ces petits cubes qui ont eu droit à un soin tout particulier. Le coffret regorgeant de surprises dans son contenu, avec de sublimes illustrations aux coloris chatoyants, tant au niveau des personnages, que des environnements divins. Ceux-ci s'avérant très typés, avec une île évoluant dans la verdure, une autre aquatique ou encore une plus mystique.

Mais ça encore on pouvait s'y attendre, l'étonnement venant de la boite en elle-même, s'agissant là d'un véritable coffre au trésor labyrinthique. On se retrouve surpris de par l'intérêt visuel qu'il en découle, là où l'on a plutôt l'habitude d'avoir un rangement dans lequel on fait comme on peut pour caler tous les éléments, sans qu'ils ne s'abiment ou ne se baladent.

Le bémol venant des quatre pions à l'ancienne, ceux que l'on retrouvait partout dans les années 80 et que les éditeurs achetaient par kilos pour pas trop cher. Néanmoins on comprend ce choix ici, tout bonnement car un tel effort a été fait sur l'atout de base que sont les dés, mais également sur les cartes, les plateaux et la boite, qu'il fallait bien éviter d'exploser le budget. Il s'agit du même principe que les jeux misant sur des figurines et n'ayant qu'un simple plateau pour les accompagner, voire des jetons en papier d'une qualité moyenne et aux illustrations inexistantes. Ceci pour ne citer que quelques exemples. Étant donné que durant une partie de Dice Forge on ne s'intéresse pas vraiment à nos pions, tant l'on est accaparé par les dés et les cartes, cela fut un bon choix. Toutefois si vous désirez une valeur ajoutée à ceux-ci, des Twinples à l’effigie des héros sont disponibles.

Dice Forge

On fera comme si l'on adorait découper le temps en périodes afin d'annoncer haut et fort que Dice Forge s'avère assurément l'un des meilleurs jeux de la première moitié de 2017. Il faudra attendre la seconde pour éventuellement en affirmer davantage sur la production de Libellud. En tout cas, l'originalité de par la rareté de trouver des Dice Building, ce genre lui-même mêlé à des cartes, une course effrénée, une compréhension qui se fait facilement permettant de jouer avec divers publics dont des enfants (vers 10 ans), une boite démente... Sans omettre bien entendu un rendu visuel divin dans les deux sens du terme, font que l'on ne peut qu'être attiré par Dice Forge, tout en y prenant un maximum de plaisir. Et l'on peut même le prolonger avec les Twinples.

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Blind Wizard Brawl

13 Juillet 2017 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #IndieGame, #Cardgame, #Crowdfunding, #Indie, #Indé, #Cartes, #Critiques, #JeuIndé, #Jeu de plateau-cartes, #Jeu de société, #Financement, #Indépendant, #Indie Game, #Jeu de cartes

Disponible en Print and Play, ainsi que sur Android et iOS, Blind Wizard Brawl a déjà connu une première version physique, que l'on pouvait se procurer lors des évènements auxquels ses créateurs de chez Wrench Games participaient. Cependant, cela restait infime, voici pourquoi le studio se lance dès le 20 juillet dans une campagne de financement participatif.

Blind Wizard Brawl

Nul besoin de partir en de complexes explications concernant le scénario conçu par Wrench Games. Les sorciers les plus puissants partent vers une grandiloquente bataille, qui ne s'achèvera que lorsqu'il n'en restera plus qu'un.

Trois différentes catégories de cartes existent et il faudra que toutes et tous les joueuses/eurs en prennent au hasard une de chaque. Ces dernières devant ensuite être mélangées pour n'en tirer que deux servant à la main de départ. Suite à quoi on piochera dans son deck, afin d'avoir toujours ce même total de cartes à disposition.

Ce sont les informations figurant sur chacune qui serviront à effectuer des actions, comme attaquer avec tel sort, octroyer un point de dégât supplémentaire, envoyer une bombe... Le tout afin d'anéantir vos adversaires, tout le monde démarrant avec 17 points de vie. Dès que l'on arrivera à zéro, cela en sera fini pour nous.

Blind Wizard Brawl

Visuellement, Blind Wizard Brawl surprend de par les coloris un peu pastels de ses illustrations assez mystiques. Elles y gagnent évidemment en douceur, créant ainsi un mélange assez étonnant. En revanche, les adeptes de jeux de cartes comportant de nombreuses images différentes, que l'on y retrouve des personnages, des lieux ou encore des objets, ne seront pas à la fête. Un trio de catégories pour les cartes et il en est donc de même concernant les représentations visuelles, allant de paire avec le nom de chacune. On découvre un côté nature avec " Growth ", un apportant de la fraîcheur aquatique : " Wave " et enfin une bouffée de chaleur via " Blaze ". Un choix se justifiant totalement par rapport à l'univers de Blind Wizard Brawl, devant néanmoins être pris en compte si vous êtes davantage porté sur l'aspect collection d'un tas d'images, plutôt que de l'identité ludique en elle-même.

Blind Wizard Brawl

Niveau contenu, on fait dans l'efficace de qualité. Une boite cartonnée pour y glisser les cartes. Résistante, assez classe avec son violet foncé et simplement le logo du jeu en une, même pas de titre. Ce dernier, ainsi que diverses informations, se trouvant uniquement au dos. Une décision peu commune et risquée, surtout si vous l'achetez autrement que directement sur le site de Wrench Games ou durant son Kickstarter. On conseillera même à d'éventuels revendeurs de positionner le verso à la vue du public.

Les cartes bénéficient d'un excellent rendu pour les illustrations, ceci dans un cartonné suffisamment costaud avec ce qu'il faut de souplesse, mais surtout elles s'avèrent très douces des deux faces. Le boitier côté extérieur possède d'ailleurs la même délicatesse au toucher.

Les règles viennent elles sur un astucieux dépliant en trois parties. Au centre les explications de base, parmi lesquelles on découvre certains termes ou situations encadrés. Ceux-ci nous menant directement vers la gauche ou la droite, en direction des définitions. Une manière amusante de procéder et surtout pratique. Là où l'on a trop souvent l'habitude d'avoir droit à des recherches rébarbatives, à la limite des livres dont vous êtes le héros, sauf que dans un livret de règles ça n'a rien de plaisant.

Blind Wizard Brawl

Blind Wizard Brawl de Wrench Games se place tant dans la catégorie des decks minimalistes, que dans celles des classes de cartes et le total de celles à posséder en mains, mais c'est aussi le cas au niveau des illustrations et des explications. Ainsi, sa compréhension aisée pour tous les publics et la rapidité d'une partie, en font un jeu très sympathique à savourer sur le pouce et à financer dans un premier temps.

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