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Inod ratedRjoker

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Dice Forge

14 Juillet 2017 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #DiceGame, #Cardgame, #Boardgame, #Jeu de société, #Jeu de cartes, #Critiques, #Jeu de dés

Les éditions Libellud viennent tout juste de sortir Dice Forge, création de Régis Bonnessée avec Biboun aux illustrations et distribué par Asmodee, dont le titre ne laissera aucunement planer le doute sur le thème global, à savoir des dés à façonner. Reste à voir de quelle manière.

Dice Forge

Avant de se retrouver lancé dans la fabrication de ses cubes, on découvre un univers fantastique au dépaysement incessant. Au-delà même du monde dans lequel on se plonge et de ce qu'il représente visuellement, c'est carrément tous les termes entourant l'expérience qui nous font nous ressentir d'emblée dans un milieu inconnu. On est directement dedans, sans passer par une case extérieure nous laissant finalement en partie en-dehors du monde déployé. Cela peut d'ailleurs s'avérer déroutant au début, particulièrement lorsque l'on évoque les " tournois ". Il y aura toujours des distraits qui croiront que quelqu'un énonce les rencontres à venir IRL, ce à quoi ils rétorqueront qu'ils n'ont même pas encore joué une fois, alors se lancer dans des tournois organisés par Libellud...

Dice Forge

Le deck building est déjà bien connu, mais le dice building un peu, voire beaucoup moins, il faut avouer que former un tel projet demande un besoin tout autre. Si le deck building se fait finalement au fur et à mesure avec de simples cartes, le dice building demande lui normalement un soin spécial pour ses dés. Reste bien entendu le besoin d'inventivité sur ce que cela apportera, mais ça il en va de même peu importe le genre et donc le support.

 

On a ainsi droit ici à des dés permettant de changer les faces. On pourra par ce biais adjoindre à son précieux (et même ses précieux) de nouveaux côtés offrant la possibilité de glaner davantage de ressources. Bien sûr on ne pourra pas les récupérer à la volée, il s'agira pour ce faire de justement récolter ces fameuses ressources (or, fragments lunaires et fragments solaires) en lançant les dés. On les dépensera ainsi pour acquérir des faces plus intéressantes en vue de récompenses et ainsi de suite.

Si l'expérience s'avèrera une course aux points, les dés seront loin d'être votre seul outil, puisque de nombreuses cartes octroieront des interactions.

Dice Forge

Évidemment Dice Forge donne instantanément envie de se jeter sur les dés à peine la boite déballée. L'excellent travail effectué dessus, avec cette simplicité amusante, attractive et ludique d'en changer les faces nous emballe dès les premiers instants.

Cependant, on se rend vite compte qu'il n'y a pas que ces petits cubes qui ont eu droit à un soin tout particulier. Le coffret regorgeant de surprises dans son contenu, avec de sublimes illustrations aux coloris chatoyants, tant au niveau des personnages, que des environnements divins. Ceux-ci s'avérant très typés, avec une île évoluant dans la verdure, une autre aquatique ou encore une plus mystique.

Mais ça encore on pouvait s'y attendre, l'étonnement venant de la boite en elle-même, s'agissant là d'un véritable coffre au trésor labyrinthique. On se retrouve surpris de par l'intérêt visuel qu'il en découle, là où l'on a plutôt l'habitude d'avoir un rangement dans lequel on fait comme on peut pour caler tous les éléments, sans qu'ils ne s'abiment ou ne se baladent.

Le bémol venant des quatre pions à l'ancienne, ceux que l'on retrouvait partout dans les années 80 et que les éditeurs achetaient par kilos pour pas trop cher. Néanmoins on comprend ce choix ici, tout bonnement car un tel effort a été fait sur l'atout de base que sont les dés, mais également sur les cartes, les plateaux et la boite, qu'il fallait bien éviter d'exploser le budget. Il s'agit du même principe que les jeux misant sur des figurines et n'ayant qu'un simple plateau pour les accompagner, voire des jetons en papier d'une qualité moyenne et aux illustrations inexistantes. Ceci pour ne citer que quelques exemples. Étant donné que durant une partie de Dice Forge on ne s'intéresse pas vraiment à nos pions, tant l'on est accaparé par les dés et les cartes, cela fut un bon choix. Toutefois si vous désirez une valeur ajoutée à ceux-ci, des Twinples à l’effigie des héros sont disponibles.

Dice Forge

On fera comme si l'on adorait découper le temps en périodes afin d'annoncer haut et fort que Dice Forge s'avère assurément l'un des meilleurs jeux de la première moitié de 2017. Il faudra attendre la seconde pour éventuellement en affirmer davantage sur la production de Libellud. En tout cas, l'originalité de par la rareté de trouver des Dice Building, ce genre lui-même mêlé à des cartes, une course effrénée, une compréhension qui se fait facilement permettant de jouer avec divers publics dont des enfants (vers 10 ans), une boite démente... Sans omettre bien entendu un rendu visuel divin dans les deux sens du terme, font que l'on ne peut qu'être attiré par Dice Forge, tout en y prenant un maximum de plaisir. Et l'on peut même le prolonger avec les Twinples.

Inod (Twitter/Facebook/Instagram/YouTube)

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Blind Wizard Brawl

13 Juillet 2017 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #IndieGame, #Cardgame, #Crowdfunding, #Indie, #Indé, #Cartes, #Critiques, #JeuIndé, #Jeu de plateau-cartes, #Jeu de société, #Financement, #Indépendant, #Indie Game, #Jeu de cartes

Disponible en Print and Play, ainsi que sur Android et iOS, Blind Wizard Brawl a déjà connu une première version physique, que l'on pouvait se procurer lors des évènements auxquels ses créateurs de chez Wrench Games participaient. Cependant, cela restait infime, voici pourquoi le studio se lance dès le 20 juillet dans une campagne de financement participatif.

Blind Wizard Brawl

Nul besoin de partir en de complexes explications concernant le scénario conçu par Wrench Games. Les sorciers les plus puissants partent vers une grandiloquente bataille, qui ne s'achèvera que lorsqu'il n'en restera plus qu'un.

Trois différentes catégories de cartes existent et il faudra que toutes et tous les joueuses/eurs en prennent au hasard une de chaque. Ces dernières devant ensuite être mélangées pour n'en tirer que deux servant à la main de départ. Suite à quoi on piochera dans son deck, afin d'avoir toujours ce même total de cartes à disposition.

Ce sont les informations figurant sur chacune qui serviront à effectuer des actions, comme attaquer avec tel sort, octroyer un point de dégât supplémentaire, envoyer une bombe... Le tout afin d'anéantir vos adversaires, tout le monde démarrant avec 17 points de vie. Dès que l'on arrivera à zéro, cela en sera fini pour nous.

Blind Wizard Brawl

Visuellement, Blind Wizard Brawl surprend de par les coloris un peu pastels de ses illustrations assez mystiques. Elles y gagnent évidemment en douceur, créant ainsi un mélange assez étonnant. En revanche, les adeptes de jeux de cartes comportant de nombreuses images différentes, que l'on y retrouve des personnages, des lieux ou encore des objets, ne seront pas à la fête. Un trio de catégories pour les cartes et il en est donc de même concernant les représentations visuelles, allant de paire avec le nom de chacune. On découvre un côté nature avec " Growth ", un apportant de la fraîcheur aquatique : " Wave " et enfin une bouffée de chaleur via " Blaze ". Un choix se justifiant totalement par rapport à l'univers de Blind Wizard Brawl, devant néanmoins être pris en compte si vous êtes davantage porté sur l'aspect collection d'un tas d'images, plutôt que de l'identité ludique en elle-même.

Blind Wizard Brawl

Niveau contenu, on fait dans l'efficace de qualité. Une boite cartonnée pour y glisser les cartes. Résistante, assez classe avec son violet foncé et simplement le logo du jeu en une, même pas de titre. Ce dernier, ainsi que diverses informations, se trouvant uniquement au dos. Une décision peu commune et risquée, surtout si vous l'achetez autrement que directement sur le site de Wrench Games ou durant son Kickstarter. On conseillera même à d'éventuels revendeurs de positionner le verso à la vue du public.

Les cartes bénéficient d'un excellent rendu pour les illustrations, ceci dans un cartonné suffisamment costaud avec ce qu'il faut de souplesse, mais surtout elles s'avèrent très douces des deux faces. Le boitier côté extérieur possède d'ailleurs la même délicatesse au toucher.

Les règles viennent elles sur un astucieux dépliant en trois parties. Au centre les explications de base, parmi lesquelles on découvre certains termes ou situations encadrés. Ceux-ci nous menant directement vers la gauche ou la droite, en direction des définitions. Une manière amusante de procéder et surtout pratique. Là où l'on a trop souvent l'habitude d'avoir droit à des recherches rébarbatives, à la limite des livres dont vous êtes le héros, sauf que dans un livret de règles ça n'a rien de plaisant.

Blind Wizard Brawl

Blind Wizard Brawl de Wrench Games se place tant dans la catégorie des decks minimalistes, que dans celles des classes de cartes et le total de celles à posséder en mains, mais c'est aussi le cas au niveau des illustrations et des explications. Ainsi, sa compréhension aisée pour tous les publics et la rapidité d'une partie, en font un jeu très sympathique à savourer sur le pouce et à financer dans un premier temps.

Inod (Twitter/Facebook/Instagram/YouTube)

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Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs

1 Novembre 2016 , Rédigé par Inod ratedRjoker Publié dans #Critiques, #JeuVidéo

Si les éditions, que l'on pourrait nommer GOTY, basiques des jeux les plus vendus alors qu'ils sont sortis à la fin d'une console & au début d'une autre ne sont guère intéressants, d'autres savent proposer des expériences améliorées au travers de logiciels un peu moins connus. C'est le cas de nombreux nous arrivant via NIS America, dont Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs, version plus complète de Tokyo Twilight Ghost Hunters. Découvrons donc si cela fonctionne.

Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs

Supernatural

Vous arrivez en tant que nouvel élève au sein de l'Académie Kurenai Academy de Shinjuku. Cette rentrée des classes pur vous se fait de manière plus ou moins classique avec les élèves intrigués, vous interrogeant sur un peu tout & n'importe quoi & vous regardant comme une bête curieuse. L'une de vos camarades s'intéressera elle bien moins à vous, cependant la tâche qui lui incombe est celle de vous faire visiter le bâtiment. Soit une véritable corvée pour sa part & elle saura particulièrement bien vous le faire sentir, malgré vos tentatives pour être super sympa comme dirait l'autre.


Alors que vous êtes en pleine "visite guidée", vous assistez à un drôle d'événement vous faisant découvrir l'existence de spectres. Et oui, rien que cela ! Mais encore ce n'est qu'une toute petite chose, cela en est déjà une autre à partir du moment où comprenez que vous allez devoir les affronter en rejoignant l'escouade des Gate Keepers.
Dans l'éventualité où vous auriez retourné en long, en large & en travers le TTGH originel, sachez que vous aurez pourtant l'occasion d'être étonné par Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs grâce à des apports véritablement consistants. En l'occurrence, on retrouve une histoire plus poussée, par le biais de certains points qui se sont trouvés une nouvelle jeunesse, voire qui ont été davantage exploités.
On découvre en même temps l'ajout de segments narratifs inédits, notamment via le scénario exclusif Daybreak & d'une demi-dizaine de nouveaux chapitres. Plus de choses à faire donc, avec évidemment toujours une profondeur permettant de partir vers des voies multiples & d'ainsi tomber sur des fins différentes.
Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs

La routourne tourne

L'aspect relationnel est particulièrement poussé de bout en bout de Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs. On commence d'ailleurs par cela avec directement des échanges entre nos camarades, professeurs & autres avec nous-même.

Lors de nos réponses, il sera nécessaire de se servir d'un outil rare dans le milieu vidéo-ludique, mettant en scène l'aspect émotionnel et celui sensoriel reflétant ce que l'on désire faire passer, au travers d'une sorte de roue. On doit ainsi se décider parmi un quintet d'émotions : la tristesse, l’amitié, l'amour, la colère et l’anxiété. On passera ensuite aux sens: la vue, le goût, l’odorat, l’ouïe et le toucher, voire rien du tout. De quoi bénéficier d'un panel on ne peut plus conséquent de choix. Les liens noués avec les protagonistes s'en retrouvent ainsi fortement différents, si vous tentez une gentille approche, vous énervez ou fixez de manière trop insistante la personne.

L'autre phase du système de jeu, prenant elle-même place au sein de deux parties bien distinctes, consiste à attraper les plus ou moins gentils fantômes, ceux-ci s'avérant plus souvent casse-pieds que Casper ! Léger problème, on ne les distingue point visuellement parlant. Il s'agira donc de les faire tomber dans nos pièges, à tenter de positionner stratégiquement sur tout le long de la carte, mais ça c'est dans un monde parfait. On pourra néanmoins les repérer grâce à notre tablette, de quoi essayer d'imaginer ce qu'ils pourront bien faire ensuite afin de nonchalamment les choper.
Une fois ce but atteint, on ne sera toutefois pas sorti de l'auberge hantée, puisqu'il sera désormais demandé de combattre ces esprits. On retrouve bien sûr des adversaires plus ou moins puissants & l'on devra donc être très réfléchi dans son approche, Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs n'étant pas du genre permissif. Pour cette nouvelle phase, on se retrouvera transposé dans une vue subjective, avec l'adversaire en face de nous dans le même principe d'images que celles rencontrées durant les passages de dialogues.

Afin d'en venir à bout, on aura l'occasion d'améliorer un peu tout, y compris son matériel, là aussi quelque chose d'essentiel, car il s'agit vraiment d'une aventure où l'on est rapidement dépassé si l'on ne fait pas attention à toutes les possibilités de progression.

Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs

Olive & fantôme

 

On a souvent l'impression d'être projeté au beau milieu d'un anime ou d'un manga en parcourant Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs. Ses séquences propres aux visual novels renvoyant typiquement cette image & quelle image ! Les illustrations s'avèrent superbes & comme l'on rencontre bon nombre de personnages charismatiques, on a de quoi s'en régaler. L'enrobage humoristico-dragouilleur-héroïque accentuant lui l'envie d'aller toujours plus loin, tout en renforçant le caractère des gens évoluant dans ce monde.

Concernant la bande-son le travail a également été minutieux, tant les ambiances inquiétantes se mêlent à celles plus légères, en plus d'un thème musical très prenant, il était nécessaire de savoir être parlant via le son, sans non plus nous troubler dans le mauvais sens du terme. Soulignons la présence d'Uematsu Nobuo & The Key Project pour sa composition. L'aspect sonore gagne également beaucoup de par la présence de doublages nippons.

Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs

Quand un soft revient dans une édition spéciale, tant sur une même console qu'une autre, on ne peut que vouloir quelque chose de largement supérieur. C'est justement ce que délivre Tokyo Twilight Ghost Hunters: Daybreak Special Gigs, conservant évidemment le système de jeu très original que l'on connait, tout en y incluant du nouveau contenu loin de s'avérer anecdotique.

Inod

Développeur : Arc System Works/Toybox Inc.
Éditeur : NIS America
Genre : Jeu de rôle
Supports : PlayStation 4, PS3 et PS Vita
Date de sortie : En France, 21/10/16

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